Qu'est-ce que la Sclérose en Plaques (SEP) ?

La sclérose en plaques est une maladie inflammatoire du système nerveux central (cerveau, nerfs optiques et moelle épinière). Les lymphocytes, anormalement activés, entrent dans le cerveau et s’attaquent aux gaines de myéline (la myéline entour les fibres nerveuse et a pour rôle de protéger les fibres nerveuses, mais aussi d’accélérer la transmission des influx nerveux). L’inflammation entraîne donc une démyélinisation (la conduction électrique est moins bonne, les informations ne passent plus correctement).

Elle provoque, par la suite, une souffrance de l’axone et une dégénérescence du neurone. On l’appelle sclérose en plaques, car certaines régions sont touchées par plaques.La maladie évolue par poussées et rémissions. Une poussée correspond à la constitution d’une nouvelle zone de démyélinisation. La rémission correspond à une réparation, une cicatrisation de la myéline. Avec le temps, la cicatrisation se fait moins bien et les lésions deviennent définitives. Le rythme des alternances poussées-rémissions, est très variable d’une personne à l’autre. Certaines formes évolutives, provoquent des poussées très rapprochées.La Sclérose en plaques débute, le plus souvent, chez des adultes jeunes (entre 20 et 40 ans). De manière générale, 100 000 personnes sont atteints de cette maladie en France et touche plus particulièrement les femmes (60%).

Les causes de la maladie

Les causes de la Sclérose en plaques ne sont aujourd’hui pas connues.La SEP implique surement des facteurs environnementaux et génétiques  sur un terrain immunitaire prédisposé. 
La principale thèse retenue actuellement par les médecins est une cause auto-immune : notre système immunitaire reconnaîtrait les gaines de myéline comme des corps étrangers. Les lymphocytes, se mobiliseraient alors pour détruire cette myéline, subitement considérée comme dangereuse. Un virus dont l’enveloppe serait peut-être ressemblante à la myéline pourrait être à l’origine de tout cela.

Les signes et symptômes de la maladie

Les signes principaux sont : la fatigue, les troubles de la marche, les troubles urinaires, les troubles visuels, les troubles de l’équilibre, la perte de la force, un fourmillement ou une sensation de décharge électrique et des troubles de l’humeur (irritabilité).

Les différentes formes de la maladie

On distingue trois grandes formes évolutives de la maladie : la forme récurrente-rémittente, la forme secondairement progressive et la forme primaire progressive.

  • La forme récurrente-rémittente :
    Elle se manifeste par des poussées suivies de rémissions. Il peut y avoir une récupération complète ou des séquelles et déficit résiduel. Absence de progression entre les poussées.La poussée se définit par la survenue ou l’aggravation de signes neurologiques, pendant au moins 24 heures. Ces poussées sont espacées l’une de l’autre, par une période d’au moins un mois. Pendant la phase de rémission, la myéline se reconstitue en partie, autour des fibres, ce qui explique la régression ou la disparition des symptômes.
  • La forme secondairement progressive :
    Initialement forme Récurrente-Rémittente suivie d’une progression avec ou sans poussées.
  • La forme primaire progressive :
    C’est une forme progressive lente et constante de la maladie avec des périodes de stabilisation voir d’amélioration mineure temporaires.